Affirmez-vous! Dans une société telle que la nôtre où l’on est constamment sollicité (médias, famille, amis, boulot etc…), il n’existe qu’un seul et unique moyen pour vous en sortir sans y laisser des plumes: savoir dire NON.

Problème: il arrive parfois que cela ne soit pas si simple…

 

Bon, on va le faire à l’américaine, en prenant des cas bien concrets, histoire de savoir exactement comment réagir face aux manipulateurs en tout genre !

Prêtes ? C’est parti !

 

1er cas : la copine emprunteuse

 

Juju (guillerette): Dis, tu peux me prêter ton CD des Deftones !!!?

Vous (inquiète): Euh…tu sais, je l’écoute beaucoup en ce moment…

Juju (insistante): Allez, s’il-te-plaît, dis oui! Je te le rendrai, promis !

Vous (essayant de trouver une échappatoire): Tu peux pas le télécharger sur internet ?

Juju (en plein chantage affectif): Attends, je croyais que j’étais ta meilleure amie !

Vous (gênée): Mais oui, bien sûr. Mais…mais…ça n’a rien à voir…

Juju (scandalisée): Bah alors, prête-le moi !!!

Vous (dégoûtée): Bon… Ok. Tiens. Mais fais attention !

 

-> Ici, c’est la méthode du disque rayé qui marche: vous maintenez avec constance et fermeté votre opinion, jusqu’à ce que l’autre se lasse.

 

FLASHBACK :

Juju (guillerette): Dis, tu peux me prêter ton CD des Deftones !!!?

Vous (assurée): Désolée, je ne peux pas, je l’écoute beaucoup en ce moment.

Juju (interloquée): Oh, mais, je te le rendrai vite !

Vous (posée): J’aime beaucoup ce disque tu sais, je ne peux pas te le prêter actuellement.

Juju (indignée): Mais je suis ta meilleure amie ! Promis, juré, je te le rends demain !

Vous (implacable): Impossible, je me le passe tous les jours.

Juju (désespérée): Mais, je ne comprends pas, puisque je te dis que je te le rendrai demain!

Vous (imperturbable): Comme je viens de te le dire, je ne peux pas, j’aime vraiment ce CD…

Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle lâche prise!

 

2ème cas : le dragueur lourd

 

Rocco (égrillard): Eh! la miss, on va boire un verre ?

Vous (fuyante): Hum…non, j’ai un rendez-vous…

Rocco (lubrique): J’ai des trucs à te montrer !

Vous (rougissante): Je ne peux pas, j’ai des trucs à faire…

Rocco (pressant): Allez, fais pas ta timide !

Vous (embarassée): Désolée, je dois partir…

Rocco (autoritaire): Allez quoi! Juste cinq minutes !

Vous (lassée): Bon, ok. Juste cinq minutes hein…

 

-> Dans un cas comme celui-ci, c’est dès le départ qu’il faut mettre des limites, en vous montrant très sûre de vous, et en n’hésitant pas à être désagréable (l’autre pouvant percevoir votre refus comme une invitation à insister).

 

FLASHBACK :

Rocco (égrillard): Eh! la miss, on va boire un verre ?

Vous (froide): Non, j’ai des choses très importantes à faire.

Rocco (amusé): Ah ouais? On peut savoir lesquelles ?

Vous (glaciale): Non, et je vous prierais de bien vouloir me laisser tranquille.

Rocco (agressif): Fais pas ta pimbêche !

Vous (péremptoire): Pour la dernière fois, je vous demande de me laisser tranquille. Si vous continuez, j’appelle la police.

Là, normalement, le trou duc de base vous fout la paix !

 

3ème cas : la mamie big-mac

 

Mamie (affectueuse): Allô ma chérie, on déjeune ensemble dimanche ?

Vous (embêtée): Ben… Ecoute mamie, dimanche… Je dois réviser mes partiels…

Mamie (compréhensive): Oh mais c’est juste pour le déjeuner !

Vous (timide): Ça ne m’arrange pas trop…

Mamie (suppliante): Tu sais, j’ai très envie de te voir…

Vous (culpabilisée): Oui, moi aussi… Mais dimanche, ça tombe mal…

Mamie (implorante): Juste une heure !

Vous (résignée): Bon, c’est d’accord…

 

-> Parfois, par peur de faire de la peine à ceux qu’on aime, on préfère accepter quelque chose qui ne nous convient pas, en faisant une croix sur son réel désir. Grosse erreur ! Le truc qui marche ? Le compromis !

 

FLASHBACK :

Mamie (affectueuse): Allô ma chérie, on déjeune ensemble dimanche ?

Vous (tendre): J’adorerais mamie, mais dimanche, je dois réviser.

Mamie (triste): J’aurais aimé te voir…

Vous (conciliante): Moi aussi, mais dimanche, c’est impossible. En revanche, la semaine prochaine, on pourra passer un après-midi ensemble.

Mamie (déçue): Je voulais te voir plus tôt..

Vous (enthousiaste): Ecoute mamie, je te promets qu’on se verra la semaine prochaine. Ça sera encore mieux.

Mamie (contente): Entendu alors. Je ferai un gâteau !